Les news.
2 juillet
J'entame mon dernier mois à l'Espace Jeunesse. Je ne sais encore ce qui m'attend.
J'envoie des courriers, histoire d'essayer de réaliser un reve. L'avenir me dira si je fais bien.
A côté de ça, j'ai un projet, en chantier. Il me fait un peu peur, je trouve ça presque trop gros pour moi. Limite, je n'ose pas y croire. Mais je lis dans ses yeux combien il y tient, alors je
m'accroche et tente de faire quelque chose qui nous plaira à tous les deux.
Et puis, on en profite pour passer de bons moments. En toute simplicité et sans arrière-pensées.
Je vous ajoute un widget, ci dessus. Vous pourrez y écouter mon eclectisme musical. Je ne dis pas que j'ai forcément bon goût, mais le panel est large 
A venir, des résumés de concerts, des vidéos et des nouvelles, évidemment...
Bonnes lectures!
Celui qui aime
beaucoup ne pardonne pas facilement.
Paul Claudel

Il ya de cela une semaine, je prenais le train pour Brussels. Tellement concentrée sur les retrouvailles avec les caliciens, que j'en
oubliais le but du voyage!
C'est en entendant des hommes parler
près d'un hôtel où j'attendais que Pépée vienne me prendre, que j'ai réalisé. J'allais revoir le catalan fou et la joyeuse équipe qui l'accompagne!
Direction l'auberge, je fais connaissance avec Sue que je ne connaissais que de nom et Aloa, que j'avais croisée photogéniquement dans la Galerie du Scalaweb. On repart très vite à Forest.
D'extérieur, la salle ne me dit rien, on dirait un grand hangar avec un aquarium pour entrée looool Les retrouvailles sont sympas, l'atmosphère est détendue. Pas bousculés par le temps ni la
foule qui reste très raisonnable, on sabre le champagne . Histoire de fêter dignement cette belle journée et les anniversaires de Pépée et Kiki. ![]()
L'attente est passée très vite sous le soleil. Le temps de faire un tour et de revenir, une foule dense et compacte s'était formée. Je me faufile pour retrouver ma place près de caliciens,
et l'ouverture des portes se fait.
Course, descente dans la fosse. Je retrouve le groupe, installé entre les deux scènes, leur place habituelle.
Là, l'impatience grandit. Mais ca reste bon enfant. On discute, on se rafraichit. Il fait déjà une chaleur étouffante dans la salle.
La première partie entre en scène, les Hong Kong Dang (http://www.myspace.com/thehongkongdong) Energiques, electro, jeunes et
dynamiques, ils sont bien accueillis par le public qui se met en condition.
Dis comme ça, on pourrait penser que ca va finir en pogo monstrueux mais le public de Cali n'est pas celui des Dionysos, heureusement pour nous!
Juste après le départ des Hong Kong Dang, le public se chauffe seul. Cris, chants improvisés. Notre petit groupe y participe de sa voix. J'ai le coeur qui palpite à les
entendre...Une fois la scène prête à recevoir la troupe, les images noires/blanches/rouges se sont mises à défiler. Elles donnent vraiment le ton de la soirée qui s'annonce.
Et voilà le grand fou qui débarque hurlant les "ooOOooh ooOOooh ooOOooh OOOOooh" des 1000 Coeurs Debouts dans son
mégaphone. Le public reprend en choeur évidemment, et la folie s'installe! La surprise est de taille, tant pour nous que pour eux: les serviettes distribuées sont du plus bel effet virevolants à
bout de bras par centaines pour accueillir la troupe.
Je suis dedans de suite, hypnotisée, soufflée, émerveillée par l'ambiance qui se dégage et les sourires que je vois fleurir partout, tant sur scène que dans la fosse.
Mais il n'a
plus l'âge, soit disant. Ca ne l'empeche pas de courir et sauter partout! Il remplit la scène à lui seul! Et le public ne se lasse pas d'en faire autant!
Pour présenter
Sophie Calle n°108, il lance à l'artiste "Prenez soin de vous,
Sophie, prenez soin de vous". En dehors du fait que c'est le titre de l'exposition d'un de ses travaux à la Bibliothèque Nationale, il y a une certaine émotion dans la voix...Ce qui
distille une mélancolie plus forte que sur l'album. Un laurier se fane...Une jeune fille en fleur monte sur scène, les joues rosies. Serrée si fortement dans ces grands bras, entourée des
musiciens, elle sourit à la vie. Richard fait des arabesques avec ses baguettes. Il règne une belle harmonie sur cette petite scène.
Une véritable ovation les salue!
Guiseppe Et Mariadans un autre registre, prend la suite. Les lumières festoyantes s'eteignent, sur l'écran défile des photos de camps, d'exilés en marche vers
un destin assombri. Bruno chante pour son grand-père, doucement, vibrant d'émotions contenues. L'Exil enchaine, évidemment. Plus dur, plus révolté comme Pas La Guerre, où
résonnent les "My Dear", l'amour perdu et l'impuissance des familles de victimes...
Resistance réveille les consciences, chasse ce sentiment de gâchis, nous pouvons nous battre, le poing levé, droits
debouts! Bien sûr, les paroles évoque un sujet bien de notre époque, mais le refrain est universel!
Un petit plus: le battement de batterie de Sunday Bloody Sunday sur l'une ou l'autre.
<Bruno vient ensuite souhaiter à son Pire
Ennemi de se noyer dans un océan de larmes, courant, sautant puis égrène la List Of Lies
dont le rythme repris par Forest l'entraine et nous entraine loin! Le feu des cuivres, de la batterie, de la guitare enflamme la scène et le public qui réagit au
quart de tour! Bruxelles est mise à l'honneur, c'est un moment intense! Bruno en profite pour s'octroyer un petit bain de foule, caméra au poing, histoire de graver ces moments dans sa mémoire
vidéo et de faire profiter de tout ça sur son site (rubrique vidéo) Ainsi est immortalisé un beau baiser qu'il donne à Richard
L’espoir est ainsi annoncée. Force et détermination, on se laisse
emporter. Robert, à la guitare, déclenche des riffs tournoyants, il m'impressionne et pourtant, quand il s'approche des premiers sourires au bord de la scène, il semble simple, calme, et surtout
très heureux.
Bruno se lamente ensuite sur Le Droit Des
Peres bafoué. Je n'aime pas cette chanson, elle ne me parle pas comme Le vrai
Père sur la tournée précédente. Peut etre parce que je la sens trop militante? Pourtant, le combat entamé en vaut plus que la peine, il est indispensable. Je ne dois pas avoir encore la
maturité nécessaire pour en comprendre tout le poid...
Je préfère Amoureuse, triste certes
mais je m'en sens bien plus proche. Sous les lumières des briquets et des écrans de portable, Par contre, les deux filles derrière moi, hurlant à pleins poumons à la moindre occasion leur
enthousiasme (ca frisait l'hystérie quand meme!), supplantant la voix de Bruno sur certains refrains m'ont gâchés quelques moments
Sans compter les tympans percés!
Qui Se Soucie De Moi? Je me le demandais jusqu'à ce que Bruno enchaine et que la folie reprenne. Je saute, je bouscule!
Et vient L’amour Parfait que je ne vois jamais arriver. Les nouvelles orchestrations me chamboulent encore un peu. Je n'aime pas trop cette nouvelle version, mais je pense à ma Jum et me dépeche de
poser quelques minutes de vidéo sur mon appareil photo.
D'ailleurs, j'y ai laissé mon genou! Des courbatures toute la journée du lendemain et une raideur de l'articulation! Y'a pas
que lui qui y laisse des plumes ![]()
Parce que je ne suis pas infaillible, que je m'attache plus à certaines choses qu'à d'autres et que les points de vue sont différents, voici un article contant
quelques anecdotes que j'ai oubliées de mentionner.
http://yayef.chatfou.com/blog/index.php?2008/05/07/335-c-etait-samedi-le-bonheur
Bonne lecture