Ce mercredi 13mai est un jour à part dans cette période effervescente que je traverse. Un petit passage à l"OPA Bastille, pour retrouver Ma'tine, mon accueillante nantaise et découvrir Fabien
Mettay sur scène.
Depuis le temps qu'elle m'en parle, et compte tenu du plaisir que j'ai eu à découvrir son premier album:
"Entre Shakespeare et Colargol", c'est
l'occasion de vivre un de ses concerts.
Pour le plus grand plaisir de Martine, c'est Gilles et son groupe Beaurivage qui se chargent de la première partie. N'ayant pu les entendre pendant les balances (Aaaah les hommes

...), ca été une totale découverte.
Un peu intimidés si je me fie à mon ressenti, devant gérer des soucis de matériel, ils ont pourtant pris plaisir à présenter leurs morceaux devant un public restreint, une ambiance (trop)
respectueuse.
Guitare, basse et batterie composent ce trio, célébrant les petites histoires du quotidien à coup d'humour et parfois un peu cynique sans manquer de tendresse dans les mots. Clin d'oeil apprécié de
ma part à Cali, avec "
La chanson de Cali": ♪
Je crois que je ne t'aime plus, comme dit la chanson de Cali,
mais tu sais, je ne t'ai pas menti ♫
Ils jouent pour nous pendant 45mn, le temps de faire le tour de leur univers et de leurs compositions. Ils sont chaleureusement remerciés et laissent rapidement la place aux musiciens et à
Fabien.
Entouré d'une violoncelliste, d'une clavieriste, d'une bassiste et d'un batteur, Fabien distille une joie palpable dès le premier morceau. Un sourire qui ne s'effacera jamais, une voix qu'il
portera haut, et la vie qui habitera chaque mot.
La chanson entendue à la fin des balances augurait de belles choses. Et j'ai été ravie d'entendre, presque pour la première fois, ces histoires tendres, légères ou rageuses mais porteuses d'amours
de toutes sortes.
Avec une énergie qu'il cherche à faire partager au public décidément très sage, il enchaine les accords, tantot electriques, tantot acoustiques. L'émotion est palpable avec
Zürich, où il lache son instrument pour laisser sa voix prendre le dessus. Je ne suis pas souvent touchée aux larmes, mais là,
il s'en fallait de peu que je n'inonde mes joues.
D'après l'album que je tiens enfin entre mes mains, tout a été joué d'
A ma belle à
Comme avant, avec en prime
Comme un alcoolique à la mer,
les amoureux du petit soir,
Petite... De quoi combler 2h, avec
humour, joie et énergie. En cadeau à l'un de ses admirateurs, Fabien a joué "Running to stand still", un morceau de U2 que je ne m'attendais pas à entendre, car pas courant en reprise d'après mon
expérience. Une vraie belle surprise qui a achevé de me conquérir.
Je suis sortie de cette soirée, ravie, heureuse d'avoir été accueillie de cette façon par l'équipe, d'avoir pu échanger un peu avec Fabien (chose que je n'ose jamais, au grand jamais, faire),
d'avoir fêté la signature du label avec eux et de pouvoir continuer l'aventure aussi simplement que je l'ai commencée.
Vous irez loin, et j'espère que ca vous menera dans chaque région, avec votre soleil, votre plaisir et vos notes légères.
Demain, je m'en irais peut-etre, vous
faire un nouveau sourire au milieu d'un autre décor...
PS: pour écouter et voir Fabien, foncez sur : http://www.myspace.com/fabienmettay !